samedi 18 septembre 2010

Erasmus à Dublin - coordonnées

Et voici mes coordonnées de Dublin :

Courrier :
Mr. Jonathan Castillo
Apartment number 002A
Block 1A,
Griffith Halls of Residence,
Griffith College Dublin,
South Circular Road,
Dublin 8.
IRELAND

GSM / téléphone portable / cellulaire :
+353 86 391 7631

jeudi 16 septembre 2010

Erasmus à Dublin - chapitre 1

Une semaine que je suis à Dublin. Une semaine que le soleil brille de toute sa splendeur... très souvent derrière des nuages gris ou blancs.
Laissez-moi me présenter : je me nomme Jonathan Castillo et j'ai été élu avec deux camarades de notre institution pour parfaire notre formation cinq mois durant à la prestigieuse Dublin Institute of Technology.

Le départ
Il y a de cela une semaine, je finissais mes préparatifs avec l'assistance de ma bien-aimée, Marie. Malgré quelques difficultés de dernière minute, nous arrivâmes bien à temps pour la vérification de mes bagages. En comparaison avec certaines de mes connaissances, je voyageai léger : pour cinq mois à l'étranger, je ne pris que l'indispensable.

Je ne pris que l'indispensable

Le policier laissant l'accès uniquement aux voyageurs, je fus contraint de faire mes adieux à mes proches assez promptement.
Il faut reconnaître que ces quartiers d'embarcation sont modernes, je dirais même... futuristes! Mais depuis quelques temps, j'ai pris l'habitude de m’accoutumer à ces différents nouveaux outils et technologies fort surprenants. C'est ainsi que je suis dorénavant équipé d'un téléphone portable, d'un net bouc, d'un appareil photographique numérique et surtout d'un petit jouet fort plaisant : une Ninnetène d'eau déèsse dans laquelle l'on glisse des cartouches qui renferment des univers ludiques comme "Mariokart".

Trêve de plaisanteries, voici la suite.
Je me rendis vers une file de passagers. Tous attendaient l'autorisation de passer de la part des gardiens de la sécurité. Vraisemblablement, on ne plaisante point en ce genre de lieu : j'ai été fouillé corporellement comme un vulgaire malfrat! Fichtre!
Ceci dit, rien de bien grave. Je pus, par la suite, continuer tranquillement mon petit bout de chemin jusqu'à la salle d'attente. Gardant un œil sur mon violon et mon sac à dos, je commandai un jus de fruit frais à siroter en attendant l'heure de départ.
Peu de temps avant ladite heure, un véhicule motorisé, un autobus au fait, vint nous embarquer pour nous amener devant l'escalier menant à l'entrée de l'aéronef vert. Un petit tunnel de tissus fut aménagé pour nous protéger de la pluie.

Je fus installé à côté d'une jeune mère et de son bébé aux mimiques adorables. C'est lui qui sût, grâce à son sourire, me sauver d'une petite larme d'émotion quand l'engin quitta le sol, tandis que la pluie se faisait un peu plus violente au-dehors. Très vite, celle-ci ne me concerna plus quand nous passâmes au-delà des nuages. Quel magnifique spectacle!

Quel magnifique spectacle!

Lorsque l'engin revint sur la terre ferme, à peine plus d'une heure et demie s'était écoulée depuis le décollage. Etant donc arrivé à Dublin, je fus très vite confronté à la dure réalité : certains irlandais parlent un anglais particulièrement... irlandais. Ce n'est heureusement pas le cas de tous mais ma première expérience avec le conducteur de l'autobus fut particulièrement éprouvante et décourageante. Un jeune homme africain eut pitié de moi et me traduisit les paroles du chauffeurs en anglais compréhensible. Je reste cependant encore étonné qu'inversement, ce même conducteur put comprendre ma requête.
Quoiqu'il en soit, j'arrivai à mon manoir qui allait être ma demeure pour les cinq mois à suivre.

Mon manoir
Imaginez ma surprise quand je découvris que mon manoir, loin d'être isolé, était en réalité en présence une multitude d'autres résidences, formant un tout appelé Griffith Halls of Residence. Ce n'est pas tout : l'on m'annonça qu'en raison d'une forte affluence dans la cité, j'allais être contraint de partager ma demeure avec trois inconnus.
J'oubliai cette contrainte lorsque je découvris mon habitation. Quel luxe! Toute la boiserie était magnifiquement bien sculptée et même le service à thé était d'une élégance sans pareille! Andrew et Kevin, mes nouveaux majordomes, m'accueillirent comme il se doit pour une personne de mon rang, et m'annoncèrent que les personnes avec qui j'aurais à cohabiter n'étaient pas encore arrivées. Prenant possession de mes appartements, Andrew m'apporta très aimablement un thé de bienvenue. Kevin, quant à lui, me demanda l'autorisation de pouvoir jouer de l'orgue dans la cave, durant ses moments creux où je n'aurais pas besoin de lui. Je la lui ai accordée, bien entendu, mais je dus le regretter très rapidement.

Prenant possession de mes appartements, ...

Les colocataires
Je me rendis sur la terrasse avec mon thé pour contempler la cité, tandis que mes deux serviteurs s'appliquaient à ranger mes affaires et me préparer mon bain. M'apprêtant à aller me laver, j'entendis un bruit dans les escaliers. Je sortis promptement, tout alarmé que j'étais, et me retrouvai ainsi en face de deux des personnes avec qui j'eus à vivre ces cinq merveilleux mois. Je n'allais rencontrer la troisième personne que plus tard mais je vais maintenant vous les décrire tous trois.


Loïs avait 19 ans quand je l'ai connu. Il était originaire de la Ciotat, près de Marseille en France, et fut la personne avec qui j'eus le plaisir de partager ma chambre.
Quoique je ne comprenne vraiment pas pourquoi, beaucoup de personnes me trouvent quelque peu étrange voire incompréhensible. Loïs, lui, n'était pas de ces gens-là, du moins ne le montrait-il pas. Je fus donc pleinement en confiance avec lui, et ce fut réciproque. C'est tout naturellement que nous devînmes amis.


Mathias fut quant à lui un gentleman norvégien au regard perçant et de compagnie fort agréable. Bien que nous dialoguâmes en anglais, il se re-présenta en français! Il me laissa même sa présentation par écrit. La voici :
Je suis un garcon. J’ai 21 ans. J’habite a Dublin et c’est très bien. J’aime ma guitare et ma perruche. Je joue au football. J’adore Jonathan et je le trouve très beau et sexy. J’ai une sœur et elle s’appelle Tina. Elle est une fille. Elle a 24 ans. Ca va ? Non et toi ? Oui.

Raphaël, également français et bien que ce fut la première des personnes que je vis, fut moins proche de moi dans un premier temps. Il faut cependant reconnaître qu'il était un peu moins présent au manoir que les autres. Quoiqu'il en soit, il fut lui aussi une personne des plus agréables à vivre au quotidien.
[photographie prise par Mathias]


Mathias et Loïs

Francophonie
La proportion de francophones présents dans mon manoir est très représentative de la quantité de francophones que j'ai pu rencontrer dans mon quartier. Si je fus à Dublin pour apprendre l'anglais, la première chose que j'appris fut que le français belge et le français de France ont suffisamment de différences pour provoquer quelques rires auprès de la majorité. Je vous laisse, chers lecteurs, deviner dans quelle catégorie je me trouvais, sachant que je fus contraint de convertir mon langage à des abominations telles que sopalin, serviette, soixante-dix et quatre-vingt-dix, mais surtout, surtout, que je dus à jamais bannir l'utilisation du mot tantôt, qui, semblerait-il, soit quelque peu désuet en France.

Les trois belges
Nous ne fûmes cependant que trois à être concernés par ceci : nous étions, en effet, seulement trois belges à être envoyés à Dublin, à la DIT du moins. Autant dire trois cristaux de sucre dans un paquet d'un kilogramme en comparaison avec nos amis français. Ou encore trois lepreuchauns au CIGDCMTCTE (Congrès Intergalactique des différentes créatures mythologiques de toutes cultures et toutes époques).

J'appris avec plaisir que mes deux compatriotes se trouvaient être logé dans quelques autres manoirs que formaient le site GHR.

Je croisai quelques fois Antoine, toujours d’humeur festive. Quoiqu’étant personnellement à l’opposé de certaines de ses valeurs et priorités, je dus lui reconnaître que visiblement, son mode de vie ne l’empêcha pas de parvenir à ses fins. Sa bonne humeur contagieuse fut toujours plaisante.



Quant à Pauline, je me rendis quelques fois avec elle en ville. Nous fîmes plusieurs fois des achats variés ayant toujours un point commun : la quantité et l’encombrement. Nous ne fîmes cependant qu’une seule fois l’erreur de rentrer à pieds ainsi chargés du centre-ville jusqu’à nos logements.

Nourriture
C’est après plusieurs trajets de la sorte, seul ou accompagné, que je pus ainsi me constituer une petite réserve. Au vu de la quantité de nourriture que je stockai dès les premiers jours, je crois que ma mère eut reconnu en moi son digne fils.
... une petite réserve...

Par ailleurs, je me dois de vous expliquer pourquoi je dus faire par moi-même mes provisions ainsi que diverses tâches ménagères. En réalité, il s’agit d’un petit incident sans conséquence dramatique mais lourd de conséquence pour moi et mes trois colocataires :
Ce fainéant de Kevin, alors qu’il s’ennuyait à ne rien faire, voulut faire une farce à son collègue en se faisant passer pour un fantôme. Andrew, bien qu’il parût plus jeune qu’il ne l’était réellement, eut une attaque et demanda sa démission sitôt le médecin parti. Pour couronner le tout, il parvint à convaincre Kevin de se reconvertir en barman dans un pub sans allure de Phibsborough.
C’est donc par des enfantillages que nous nous retrouvâmes tous quatre à devoir être nos propres serviteurs. Vous vous demandez certainement pourquoi nous n’en avons pas engagé d’autres. La réponse est simple : plus personne ne voulut s’engager dans notre manoir depuis la rumeur qu’un fantôme y aurait élu domicile.

Ne souhaitant pas succomber immédiatement à la tentation de la nourriture rapide, je décidai de me préparer une grande quantité de sauce bolognaise.
Rien d'extraordinaire à cela mais je fus particulièrement content du résultat. D'ailleurs, maître Loïs par l'odeur alléché, comme un drogué au-dessus des casseroles se mit à sniffer.



Cette sauce bolognaise était initialement prévue pour pouvoir inviter de nouvelles connaissances vivant également à GHR. Ce projet tomba à l'eau bien que mes colocataires purent en profiter. L'énorme surplus finit quant à lui dans un conservateur à froid intense, en prévision d'une autre occasion.

First Guinness
C'est cependant avec trois de ces nouvelles connaissances que j'eus l'immense plaisir de boire ma première pinte de Guinness du séjour.


La Guinness... Cette merveilleuse bière stout n'est pas qu'une simple bière. Elle fait partie intégrante de la culture irlandaise! Symbole national fort, on ne peut imaginer fête, célébration ou quoi que ce soit sans celle-ci. Elle est d’ailleurs appréciée de par le monde entier mais je ne peux m'empêcher de lui trouver un meilleur goût dans un vrai pub en Irlande, avec de vrais irlandais, pour la plupart on-ne-peut-plus sympathiques.

Revenons à ces trois nouvelles connaissances. Il s'agissait de Linn-Marie, Marjorie et Caroline. Ce fut d'agréables moments en leur compagnie mais je ne les revis malheureusement plus beaucoup par la suite, excepté en coup de vent, avec une petite exception pour Marjorie.

Linn-Marie, Marjorie et Caroline

À Dublin
Je vous passe sous silence nombre de moments des plus intéressants et des plus enrichissants pour poursuivre mon récit avec un sujet en rapport avec la raison de mon séjour ici : la DIT.
Antoine me proposa d'aller ensemble rencontrer Helene MacElroy, la personne chargée de la coordination des étudiants étrangers et francophones. Après un petit détour involontaire, nous la retrouvâmes finalement, prête à nous présenter cette magnifique institution.
Je décrirai tout ceci plus loin dans mon récit, car je vais maintenant vous parler de ce que je vis alors de la ville. Evidemment, ce ne pouvait être que peu de choses, durant ces quelques premiers jours, et mon parcours fut quelque peu original.

À Dublin, O'Connell Street fut évidemment immanquable dès le premier jour, ne fut-ce parce que la plupart des lignes d'autobus passe par là. Une de ses perpendiculaire est en quelque sorte la "rue neuve" de Dublin, en bien mieux. Par ailleurs, je ne sais s'il s'agit d'un manque d'objectivité de ma part, mais toute chose, comparée avec Bruxelles, ma ville d'origine, me semble meilleure, plus belle, plus grande et autres adjectifs positifs en faveur de la capitale irlandaise.

Non loin de là se trouve la prestigieuse université Trinity College. C'est en ce lieu que nombre de sommités vinrent étudier. Inutile d'ailleurs de décrire plus en détail l'élitisme de cette institution. D'ailleurs, il est une chose qui me laisse sourire encore maintenant : me rappeler que certaines connaissances crurent que ce fut là que j'eus la chance d'étudier!

Trinity College

Je fis exprès par la suite de me perdre plus au nord, après avoir passé Phibsborough, car il est dans ma mentalité qu'une ville ne doit pas se limiter à son centre commercial. Marchant au hasard des rues, je me retrouvai quelque peu fatigué et un rien déprimé (pour des raisons financières, mais passagères) dans un petit parc sombre, derrière des maisons tristes, avec des gens tristes qui étaient tristement en état d'ébriété. Un couple de pauvres jeunes se promenait dans les fougères qui longeaient le mur du fond, l'air de vouloir occuper le temps comme faire se peut. Quelques adultes cherchaient l'altercation et tandis que je me dirigeais vers un banc, je saluai un homme assis à côté de son paquet de bières et qui me regardait d'un air condescendant qui semblait dire "merci mon gars, et profite de cette merde de vie avant qu'elle ne te joue un sale tour comme elle l'a fait pour moi".

Je demandai mon chemin à un jeune garçon à vélo et sa bonne humeur me redonna du courage pour me remettre en route et sans que je ne sache vraiment comment, je me retrouvai à nouveau sur O'Connell Street, avec la gigantesque Spire - un énorme monument de métal en forme d'aiguille - à l'autre bout de la rue.

Je passai également plusieurs fois devant la Christ church, cette magnifique cathédrale gothique. Je vous la décrirai plus en détail dans un chapitre prochain.

Christ Church

Lorsque l'on marche à Dublin, on peut trouver de tout, mais uniquement lorsque l'on marche! Je m'explique : chaque magasin a sa spécialité et il est rare de trouver des commerçants ayant toutes sortes d'articles en un même lieu. Cela laisse donc la place à une grande variété de commerces parfois des plus insolites, et dans certains cas, vraiment touchants.

une grande variété de commerces

Mais toute chose en extérieur prend son aspect en fonction de la météo. C'est une vision romantique, certes, mais qui n'y est pas sensible? Pourrait-on dire que nous sommes donc tous romantiques? Quoiqu'il en soit, l'Irlande l'est! Si, en Irlande, votre humeur est pluvieuse, ensoleillée, venteuse ou colorée, il vous suffit d'attendre dix minutes, il y a beaucoup de chances que le temps vire complètement à l'opposé et, avec un peu de chance, sur ce qu'il vous fallait!

pluvieuse, ensoleillée, venteuse ou colorée

Vivre
Etant donné que j'allais vivre cinq mois loin des miens, et sans majordomes, je tentai de prendre de bonnes habitudes dès le début. En ce qui concerne la nourriture, comme je l'ai déjà évoqué plus haut, mais aussi dans l'hygiène de vie! Si pour certains cela va de soi, je puis vous assurer que ce n'est pas toujours l'évidence même lorsque l'on est un jeune homme. Ordre, vaisselle, lessive, hygiène, sport et pour un peu de détente,
la chasse aux moustiques et de leurs cousins, les tipules, que beaucoup d'entre nous considèrent comme de gros moustiques. Que nenni, ce sont de gentilles araignées d'eau qui ne vous piqueront en aucun cas. En revanche, nous en vîmes de vraiment grandes, me rappelant quelque peu l'aéronef vert qui m’amena jusqu'ici. Leur taille imposante suffit pour nous rendre méfiants, Loïs et moi, surtout que grand nombre de vrais moustiques piqueurs les accompagnait. Il n'y avait qu'une solution... la guerre!


... qu'une solution : la guerre!

[À bientôt les amis! N'hésitez pas à poster des commentaires, des conseils et autres sur mon blog! God bless you! ]

mercredi 1 septembre 2010

Reprise prochaine du blog

Salut tout le monde!
C'est ici que je vous tiendrai informé de mon aventure "Easmus en Irlande" (original n'est-il pas?). Quoiqu'il en soit, je vous convie ce vendredi 3/09 à partir de 19h30 au Délirium pour prendre un pot avant mon départ, fêter la fin de la seconde session ou, dans tous les cas, pour oublier que c'est bientôt la rentrée ;)

Pour info, je pars le mardi 7 à 10:15


Biz à tous!
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Si vous lisez ce message, et que l'envie vous prend de lire les messages qu'il y a en-dessous, c'est à vos risques et périls! Déjà que de nature très bizarre, ces messages le seront d'autant plus si vous commencez par le dernier! Aussi vous invité-je à commencer par le tout premier post (qui s'intitule notes issues du coeur - intro) et de remonter chronologiquement. Ou encore mieux : restez au-dessus de cette frontière!


samedi 9 mai 2009

Les nuages - notes issues du coeur - 3


Je commence cet article, et je sais déjà qu'il sera comme tant de cœurs d'adolescents déjà fatigués, d'adultes rêveurs et de vieux nostalgiques ont pu le penser, repenser, oublier... et imaginer à nouveau.
Sûrement d'une autre manière, sans les mots. Déjà, ce n'est qu'une version atrophiée, puisqu'elle est réduite au simple langage. Ce texte n'a pas de message, il en suscite un.
Ce texte est encore plus bizare que les précédants, c'est un rêve que je fais en même temps que je l'écris.


Les nuages


J'aimerais pouvoir être dans ce ciel, léger, sans grande faculté de penser, juste d'apprécier et de réfléchir, sans influer sur moi-même ou les autres.

Tout autour de moi, uniquement la pluie. Je l'imagine me fouetter le visage, mais je n'ai pas de visage. Je m'imagine une musique, sur le rythme de mes pensées. Tantôt elle était douce, mais il y avait alors un doux soleil, qui réchauffait mes sentiments. Maintenant, je ressens cette pluie, froide, piquante, cruelle et pourtant, elle ne me déplait pas. Mes sentiments? Ils se raccrochent au souvenir de ce doux soleil et tentent tant bien que mal de les rattacher à cette pluie.

Je tente de traverser les nuages. C'est dur. Je ne pensais pas que ce serait aussi éprouvant, je ne m'étais que trop concentré sur ce que je trouverais une fois ceux-ci passés. Je m'étais pourtant dit que ce ne serait pas facile, mais je les avais sous-estimé. La pluie ne me dérangeait pas, mais eux, qui la créent, me sont insupportables. Plusieurs fois, ils me gardent, et moi je me dis qu'ils ont quelque chose à me montrer. Ca me fait mal, mais je crois que ça en vaut la peine. Ces immenses contrées désertes, ces grandes villes, en passant par de grands espaces verts, tous inondés par ceux qui me portent. Et moi, au milieu d'eux, je ne sais que penser : mes sentiments me font croire que j'en suis responsable, cela me procure un sentiment de grandeur. Et pourtant, je ne peux m'empêcher de me demander ce que je fais là, au milieu d'une telle puissance. Longtemps je l'avais convoitée, et m'étais contenté d'une esquisse, ô combien plaisante sur le moment, mais pas autant pour l'âme, et maintenant que j'y suis, j'ai mal. Mais comment est-ce possible, je n'ai plus de sens!

J'hésite à rester avec eux, mais au bout d'un moment, je ne tiens plus. J'aimerais m'en aller, je n'y arrive pas. Et pourtant je sens que je ne suis pas loin d'une extrémité. Rien à faire.
A un moment d'inattention, tant de leur part que de la mienne, me voici en train de distinguer le soleil, je le vois presque, j'entre presqu'en contemplation mais à peine me rendé-je compte de ce qui se passe que je retombe au centre des nuages gris. J'en suis rassuré et triste à la fois. Etrange...
Je finis par m'habituer à tout cela, je ne sais pas si je dois en être heureux. Je me demande juste pourquoi j'ai foncé sur eux sans réfléchir, maintenant, m'en voici le prisonnier.

Petit à petit, je ressens quelque chose. S'ils avaient été vivants, je jurerais qu'il s'agit de peur, de tristesse, de lassitude. Ils disparaissent petit à petit. Je vois de la lumière qui les traverse, et tel une épée géante, le soleil perce à travers ces misérables petits nuages gris, me libérant par la même occasion de ces liens, magiques. A nouveau j'ai mal. Encore plus qu'avant. Cette libération est des plus éprouvantes.

Encore souffrant de mes blessures, je me dirige vers le soleil. Je ne comprends pas, il ne brûle pas. Et pourtant, ce souvenir de chaleur pour mes sentiments, je le devais à ce soleil. Maintenant j'ai froid. Plus que tout. Mais à nouveau, comment est-ce possible, je n'ai plus de sens! Quoique... finalement, si je le ressens, c'est que je dois en avoir.
Ce froid... j'en ai les... - comment? - j'en ai les lèvres brûlées. Des lèvres! Sans visage! Quelle horreur!

Je crie...

... et tombe.

Je ne suis plus dans le ciel, mais je tombe au travers des mes cauchemars. Des membres séparés de leurs corps m'encerclent, je vois soudain une bombonne de gaz, marquée d'un mot, "ford", qui tombe des escaliers, droit sur nous. Elle fuit et tout se meurt alentour. Quelqu'un tente de s'échapper, allume une alumette, et finalement s'échappe, avec nous tous. Je croyais que c'était plus douloureux, de mourir, mais qu'est-ce que je raconte, je vis, malheureusement, car me voici face à cette lumière rouge, qui clignotte inlassablement, et me nargue. Je ne peux détourner mon regard, j'en ai peur, et je sais que je dois en avoir peur. La lumière ne clignotte plus et je me sens étiré, aspiré, un tube mauve et or m'attrape et me recrache près de la mer.

Je n'ai plus peur.
Je n'ai même jamais été aussi confiant. Le tube mauve et or qui m'a recraché se dissout dans le ciel. Un ciel de couleur mauve, teinté de nuages de couleur orangée me font face, que dis-je, je baigne dedans. Je leur demande où sont les nuages gris. Ils me regardent mais ne me disent rien.
Crétin que je suis, un nuage, ça ne peut parler. Que faire alors de cette sensation d'être vu?
C'est que je suis moi-même visible. Je me rends compte de cela, me voici formé, je suis un être à part entière!

Je marche le long du rivage, sans m'arrêter, et le temps ne passe pas, ce magnifique paysage est toujours là, et les nuages ne disaparaissent pas. En revanche, moi, je disparais.
Je n'aurai rencontré personne, comment puis-je savoir si j'ai vraiment existé, en fin de compte?

Je regarde au sol, je vois des traces de pas.
Je souris.
Je meurs.

mardi 14 avril 2009

Rap 1 - Je suis (pas) content moi

L'aventure touchait à sa fin, je traînais la nuit avec les rapeurs et Charline sur le ferry, tandis que tout BàO² dormait profondément. (Le trajet en bateau a quand même duré 7-8h... et ce n'était que le début!).
Ysandrelle est arrivée par après. Nous bûmes un peu de vodka, mélangée à du jus, ou pas, et c'est là que je mis à application ce que nous nous étions dit : S'exercer, nous les musiciens, au rap et inversement. Je demandai leurs avis quant au sujet et, n'étant pas d'accord avec les propositions, Ysandrelle me lança Mais t'es jamais content, toi!
C'est ainsi que j'ai vite écrit à l'écart ce premier rap tout court. Cette idée de départ n'est pas vraiment maintenue, c'est à mettre sur le compte de la fatigue.

Je suis pas content, moi,
j'en ai rien à faire
de ton brol, de tes affaires,
dans ce monde où je suis roi.

Mes études, mon boulot, mes devoirs, ma gentillesse
je les envoie clairement au plus profond de ma tendresse.

Tu comprends : les règles de bonne conduite
elles servent à rien si c'est pour faire l'hypocrite!

Dans ce monde où je suis roi
ça ne sert à rien d'avoir la foi
si ce n'est en toi-même
et aux personnes que tu aimes.

Au fait, dans le fond
je suis super content de moi
car je n'ai jamais atteint ce fond
de détresse et de désarroi
où j'aurais pu rester
et à jamais m'enfermer
ne me laissant que mes idées
sans que je puisse les partager.
Mais cela je le dois à vous mes amis qui êtes uniques
et à cette chose magique qu'est la musique.

L'amour et la musique, ouais
c'est une source de vie!
La musique et l'amour, ouais
à jamais je leur souris.


Au fait, écrire du rap est tellement plus simple. Les rimes viennent d'elles-même et il n'y a aucune contrainte de syllabe ou de penser. Il suffit juste d'écrire, et c'est encore plus efficace du fait que c'est sur une rythmique.
Les rapeurs ont vraiment aimé le résultat, surtout que c'était une première fois. Il n'en résulte qu'une chose : Aaaaah, Si si, mec! Continue!
Mais je doute quant au fait de faire une carrière de grand rapeur.

samedi 3 janvier 2009

En période de blocus


Grmbl voici venue la fin des vacances pour certains et du blocus pour d'autres.
Certains de la deuxième catégorie se sont cru être de la première, et c'est en ce samedi que le stress commence à gagner une grande majorité d'étudiants, ainsi que la douce odeur du café le tout ponctué de jolis traits bleus foncés qui font leur apparition en dessous des yeux, comme par magie!
(la magie a son dark side, mais bon, il faut tout de même y croire)

Une pensée claire et nette surgit "si seulement j'avais bossé comme aujourd'hui depuis le début du blocus, et même durant l'année!".
Et hop de belles promesses : "le prochain semestre je travaillerai tous les jour! Ouaaais! Deux heures par jours, je ferai même une page de vocabulaire anglais/néerlandais! Ahah, je l'aurai ma grande dis!"
C'est beau tout ça! Retour sur Terre, les exams ils sont juste là, le compte à rebours affiche désormai des heures sur le cadran.

Rien d'autre à dire, je perds du temps là...
Je m'en vais faire un café, faire une tite pause musicale (Un petit chant médiéval d'amour déchu accompagné au aoud héhéhé heeeu.....). Et puis voilà, baissez pas les bras les gars (bien que je me demande si une personne concernée lira ceci), tout est possible :)

Petit conseil : soulignez quelques mots importants dans vos réponses, en écrivant lisiblement même si c'est vide de sens. Il y a des profs qui corrigent très vite et ça leur suffit!

EDIT : Pour tous ceux qui comme moi, viennent de vivre leur premier blocus... Ce n'est pas pour rien que durant une première sess d'une première année il y ait tellement de foirages. C'est la première fois que l'on expérimente le blocus, durant les vacances, etc etc... Si de cette expérience ressort déjà de bonnes résolutions pour le semestre à venir et le prochain blocus, c'est déjà énormément d'acquis! Allez, donnez le turbo ;)

vendredi 26 décembre 2008

Retour vers le futur


J'avais commencé un long article, ennuyeux et inutile.

Je voulais alors juste garder le titre pour ne pas l'oublier et vous souhaiter à tous de très bonnes fêtes, de réussir vos examens, vos entreprises et vos rêves les plus fous que vous n'osez pas reconnaitre :)

Quant à moi, je vous avoue être sur un petit grand nuage!
L'intitulé de cet article qui n'a pas été écrit peut vous mettre sur la piste :) (ainsi que cette image sur la droite...)
Mais j'ai constaté que cet article n'a qu'une seule raison d'être : son titre!!!

Voili voilou. Joyeux 17h32 à tous!

mercredi 24 décembre 2008

Petite salle rectangulaire

Dans la série du top3 des poèmes de mes 16 ans... (2007)
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Petite salle rectangulaire
Qui dégage une odeur printanière
Tu as connu nombreuses souffrances,

Mais également des délivrances

C'est une tradition séculaire :
Des gens, comme allant en pénitence,
Se vident de façon régulière
D'un poids leur pesant sur leurs consciences.


Vous avez tous compris de quoi il s'agit ^^. Mais lachez-vous, trouvez d'autres endroits qui colleraient!

samedi 13 décembre 2008

Le plus beau son du monde

Dans la série du top3 des poèmes de mes 16 ans... (2007)
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Est-il sur Terre un son plus beau
Autre que celui de sa voix ?

A lui seul, tout un concerto
Qui remplit mon cœur de joie.
Chaque chose ou être ici-bas

Souhaite pouvoir l'imiter,
Seulement, n'y arrivant pas
Se contente d'accompagner

Ô Demoiselle, si je pouvais
D'une telle sonorité
Essayer de me rapprocher
Corps et âme s'y emploieraient

La déchirure

Dans la série du top3 des poèmes de mes 16 ans... (2007)
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Mon cœur de désespoir voulut mourir.
Ce soir, toute ma joie disparut.
Ce déchirement me laissant pour nu,
M'avait ôté l'envie de sourire.

Refusant de me voir ainsi souffrir,
Un papillon si splendide voulut
M'avertir ; Si plus tôt je l'avais cru,
Nous ne devrions pas ainsi nous fuir !

Amour, fléau des hommes, laisse-moi !
Ta majesté dissimule une croix
Que certains ne savent pas supporter.

Mais tu suscites chez moi tant d'émoi,
Que je me sacrifierais pour toi,
Si c'est pour cela le prix à payer.

Choix de vie - notes issues du coeur - 2

Choix de vie.

On est obligé de faire des choix… On n’a pas le choix. On aurait vraiment le choix que si on avait pu décider d’exister. Etant enfants, pas trop de soucis, dès qu’on a un problème, il y a toujours nos parents ou des « grands » pour nous départager, voire nous aider à faire le bon choix avec un : « Mais pourquoi tu préfères le bleu ? Le vert est quand même plus beau, non ? ». Et nous voilà conditionné à aimer le vert plutôt que le bleu. Jusque là, la vie est simple et belle. Même nos hobbies sont en grande partie décidés par nos aînés.

Je ne peux affirmer que c’est entièrement le cas de tous, mais si nous n’avions pas calqué le monde qui nous entoure, à savoir les personnes qui se préoccupaient de nous, nous ne serions pas à même de pouvoir lire ceci. Tout simplement. Et quoique l’on veuille, notre enfance est une référence de qualité pour comprendre notre dépendance à refaire toujours les mêmes sortes de choix de vie.

Les premiers choix sont des plus cons. « Waaaah plein de jouets ! Mais lequel demander à Saint Nicolas ? Le train électrique ou les dominos avec le tracteur qui les pose automatiquement ? » Et pourtant on y attache toujours une telle importance ! Une première fois est tellement magnifiée. Après ça, on devient blasé, on n’y prête plus d’attention et les pires horreurs peuvent devenir une banalité. Comme les meilleures choses !

Revenons à nous, enfants. Avec un peu de chance, on peut choisir entre faire du foot ou de la clarinette. Parfois on fait le choix mais les parents décident que ce n’est ni l’un, ni l’autre.
Yahooo, nous voici adolescents, la belle période. Et vlà que j’engueule mon père, que je mets la pression sur ma mère, je veux faire du foot ! Je veux faire de la clarinette ! Vous ne m’en empêcherez pas ! Et nous voilà remis à notre place. On a mal, physiquement ou moralement, ça dépend des parents. Et c’est là qu’on se dit que le monde est cruel envers nous. Frustration, monde de merde, envoyer tout péter. C’est tellement facile, il y en a qui choisissent d’évacuer en pratiquant un art, en mangeant, en ne mangeant plus, en refoulant la famille, en s’amusant avec les potes, ou encore tout seul avec un compas…

Et vint le temps des hormones ! Ah ! P’tain ! C’est extraordinaire ! On en devient tout fou ! Osez-vous vous rappeler les milliards de conneries que vous avez faites pour la – ou les – personnes convoitées ? Quel turbo dans la vie ! Le monde gris n’est plus, il y a trop de couleurs c’est insoutenable ! Et d’autres ne s’en rendent pas compte mais ils choisissent intérieurement de se dévaloriser. Tout devient gris. Et même leur manière de draguer est grise. Ils s’en vont pleurnicher auprès de LA personne. Et bien oui ça marche parfois ! L’autre va venir nous consoler, hop un pti câlin, un pti bisou et voilà que l’on croit à la plus belle histoire d’amour. Histoire de pleurnicherie et de consolation à la base… Mais ce n’est pas mieux pour les autres. Voilà que l’on se met à sortir avec ses meilleurs potes ou encore à ne sortir avec personne pour être sûr de trouver LA bonne personne dès le début.
Mouais… Finalement, avant de consacrer sa propre personne à une autre, ne faudrait-il pas d’abord bien se connaître soi-même ?
Vive l’adolescence, plein de questions, plein de problèmes, plein de bonheur, de tests, de tristesse. Et cette période ne finit pas avec la majorité des 18 ans qui est visible sur la carte d’identité. Et puis ça ne sert à rien d’en dire plus. Malgré que nos parents nous aient dit que le feu brûle, on a tous été vérifier par nous-mêmes. L’expérience des autres ne sert pas à grand chose.

Mais revenons quelques mois en arrière, si le parcours scolaire s’est déroulé aussi vite que les « grands » (ah non, on ne les appelle plus comme ça maintenant…) le souhaitaient. Nous voici en rhétorique, prêt à affronter le plus grand choix de l’univers ! Sa propre vie est maintenant décidée à jamais ! Foutaises ! Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut dénigrer ce choix.
Plusieurs méthodes s’offrent à nous :
- On stresse dès l’âge de 16 ans et les parents nous disent « toi tu ferais un bon architecte. Oh mais tu as vu comment tu écris ? Un vrai écrivain » L’avantage, c’est qu’à cet âge-là, si ce sont nos parents qui le disent, on n’en tient pas compte. Mais s’il s’agit de quelqu’un d’autre…
- On y réfléchit tranquillement, sans se casser la tête, on est sûr de soi dès le début. Parfait, alors je ne peux que vous conseiller de quand même prendre le temps de s’intéresser à d’éventuelles autres possibilités. Sait-on jamais
- On est simplement en rhétos et on reçoit plein de courriers de plein de hautes école ou unifs. Ou peut-être pas de courrier. Il faut choisir, mais pour choisir, il ne faut pas se limiter à choisir dans un choix qui a déjà été effectué par quelqu’un d’autre !
Parce que finalement, le choix que l’on a au supermarché n’est que le choix que les chefs de rayon ont fait pour nous. C’est pas vraiment du choix, ça. Un vrai choix doit se faire en connaissance de cause, en ayant bien en tête un maximum de possibilités et pas simplement la brochure de l’UCL.
Et bien oui, il n’y a pas que le droit à Saint Louis, bio-ingénieur à Gembloux, ingénieur de gestion à l’UCL ou communication à l’IHECS. Il y a aussi moyen d’être horloger en Suisse, officier dans l’armée, concepteur de Formule 1, maître de l’univers, capitaine à bord du premier bateau capable de voler et pas l’inverse, tous les rêves sont permis !
Ma sœur Cindy que j’aime beaucoup m’a dit qu’il fallait être ce que l’on veut être, et qu’en ce qui concerne l’emploi, s’il n’existe pas, on se doit de le créer. Mais ce que l’on veut être n’est pas spécialement ce qu’on aime le plus faire, ce en quoi on a le plus de facilité ou encore ce en quoi tout le monde nous voit épanoui. C’est un devoir que d’être égoïste voire pris pour un fou que de ne pas tenir compte des autres mais de soi uniquement. Ce n’est pas parce que l’on est super bon en au théâtre, que l’on aime cela et que l’on est très bon que l’on doit d’office aller au conservatoire section théâtre. Peut-être que finalement, au fond de soi, on aimait bien ça pour le plaisir, mais pas pour en faire un devoir, une obligation, son seul moyen de gagner de quoi vivre ? Il y a toujours moyen de faire du théâtre à côté, à moindre niveau certes, mais avec plus de plaisir. Car ça restera un objet de plaisir et non pas de devoir. Mais peut-être vous sentez-vous aussi l’envie d’être musicien professionnel, parcourir le monde, ne jamais se lasser de sa musique, avoir un moment de gloire, l’aventure, la vie à 140% !
Nous devons prendre un maximum de facteurs en compte. Peut-être que l’horlogerie est ce qui nous convient le plus, il ne faut pas en avoir honte même si nos copains de rhétos commencent à se foutre de nos gueules. De toute façon, l’année d’après on ne les reverra plus, ou plus beaucoup, et quoique l’on veuille, on les oublie en fin de compte, au profit des nouvelles personnes que l’on côtoie, exception faites pour les bons amis que l’on s’est fait entre temps.

Une autre méthode, c’est de faire confiance à son instinct, ou encore de dire, viva la vida, je choisirai en août. Chacun sa méthode. Le tout, c’est de faire le bon choix, non pas qui suit la raison universelle, mais le choix qui nous convient le plus à nous.
Ce n’est pas facile, ça implique de bien se connaître. Et on ne se connaît bien que par les expériences de la vie, et celles qui marquent le plus sont aussi les plus dures à faire passer. L’adolescence est en grande partie là pour ça.

Mais ! Je parle d’études supérieures, mais est-ce indispensable ? Je ne pense pas. Il y a tellement de moyens d’affronter la vie. Seulement c’est dur de faire un tel choix à 18 ans. Ainsi, la plupart, s’ils le peuvent, le veulent et s’en sentent capables, vont faire des études. Et pas de bol, après 7 ans de médecine, Nous nous rendons compte que notre plus grand trip serait de faire reporter sur les tisseurs de laine du lac Titicaca, et de faire une émission du style Ushuaia. Alors là grand dilemme… Allons-nous avoir la force d’envoyer péter 7 ans d’études, l’espoir de tous les amis, parents, professeurs, de tous ceux qui nous ont encouragé à aller dans ce sens là et qui, pour la plupart, nous diraient que nous sommes vraiment les derniers des abrutis d’aller perdre notre temps à se les geler avec un caméraman sur un lac péruvien pour filmer des « locaux » en train de faire de la laine vendue à cinquante cents le mètre carré de l’autre côté de l’océan ? Dur dur… Peut-être n’oserons nous même pas en parler à qui que ce soit et finalement allons nous poser dans une petite baraque dans les rues de Bruxelles, poser notre plaque dorée avec le titre « Médecine Générale – Spécialisation dans les problèmes d’intestin – Docteur Dupont ». Avec quelques nuits des rêves ponctués de lamas et de maisons flottantes du lac Titicaca…

Et puis il y a le choix de tout envoyer péter en l’air. Méga dur alors là, chapeau bas à celui qui le fait. Parce qu’oser prendre la décision de ne plus être une rock star pour commencer à faire des contes pour enfants, c’est être détesté des millions de fans, être la risée de la planète entière et de ne même pas avoir la reconnaissance des enfants qui ne savent même pas le nom de l’auteur et qui s’endorment ou commencent une autre activité avant la fin de l’histoire.
Mais en fin de compte, les vrais amis, eux ils restent près de nous. Il y a tout à gagner, les étroits d’esprit sont rayés de la liste, et une flopée de nouveaux contacts apparait. Une nouvelle vie commence. Et pourtant il s’agit au fond de la même vie, puisque c’est la nôtre. De toute façon, il n’est pas impossible de ne pas mêler son « ancienne vie » avec la « nouvelle ». On pourrait très bien reprendre sa guitare électrique et se mettre à faire des musiques death metal pour enfants. Bon ok, j’abuse un peu, mais toutes les combinaisons sont possibles. Finalement, ce n’est que rejoindre ce que ma sœur m’a dit… On crée son propre emploi.

Il s’agissait là de choix de vie. Il y en a d’autres. Allons bon, allons nous vivre seul, ou bien en couple (voire à trois ou quatre). Des enfants ? C’est bien de penser à tout cela. Mais je crois qu’il y a moins de choix à faire sur ce point de vue là. Nous pouvons très bien être papa ou maman dans l’âme depuis nos 12 ans, l’amour ne se force pas. C’est un des facteurs aléatoires des plus importants. Bien sûr on peut le stimuler grandement. On peut choisir plein de choses. Mais les sentiments, cependant, ne se forcent pas. C’est un sujet trop vaste et trop personnel.

Etant donné que je dois bientôt aller manger et que j’ai fait le choix de ne pas étudier pour écrire ce texte à la place, je vais m’arrêter ici. Tout ça m’a l’air fort confus, il faudra que je le relise, sans le modifier, j’ai fait le choix de laisser tel quel mes notes issues du cœur.

En guise de conclusion, je dirais que rien n’est jamais acquis, et qu’il ne faut pas avoir peur de remettre ses choix sur le tapis. On n’a qu’une seule vie, autant la rentabiliser au maximum. Certains disent qu’ils n’ont plus le choix. Oui, ils ont des chaînes qui les ont obligés à devenir des esclaves d’un système tellement dévalorisant. Et bien, il y a toujours moyen de faire un choix. Mais nous connaissons-nous assez que pour pouvoir oser faire ce choix ? Tenons-nous bien compte de certains facteurs en laissant toujours une part à l’incertitude, bien sûr ? En avons-nous la force ?

Bonne chance à tous dans vos vies, je vous souhaite de faire les choix qui vous tiennent vraiment à cœur, d’être heureux selon votre vision du bonheur. =)

Jonathan

samedi 29 novembre 2008

Sa manière de voir le monde - notes issues du coeur - 1

Sa manière de voir le monde


Un amas de feuilles pliées et usées par le transport auraient pu donner l’illusion qu’elles avaient été de nombreuses fois été étudiées, mais non. Elles avaient juste été usées par le transport, car leur propriétaire se donnait bonne conscience en les emportant partout, dans la conviction de les apprendre du mieux qu’il le pouvait, en n’importe quelles circonstances. Dans le métro, sur un banc, en l’attendant, elle… L’attendre « elle » pouvait se faire n’importe où, il ne savait même de qui il s’agissait. Il avait bien une idée, mais il la refoulait d’emblée ou bien se faisait remettre à sa place par la réalité.

Cette réalité était fort changée pour lui, depuis peu. La réalité n’était plus la même qu’auparavant. La réalité lui semblait d’ailleurs irréelle pour tant de convictions acquises. Qu’est-ce qui avait changé ? Rien. Le monde était le même, les personnes aussi. Lui-même n’avait pas vraiment changé.

La moindre petite banalité prenait cependant un autre sens. Prendre son sac de sport devenait un événement unique, ponctué d’évènements uniques tout autour de lui, dont il n’aurait jamais pu avoir conscience, tant ils étaient nombreux, infinis. Et pourtant il y pensait. Quelle perte de temps, mais en fin de compte, quel bonheur de voir tant de détails sur cette vie si grise pour tant de monde. Lui commençait à en percevoir toutes les couleurs, encore plus qu’avant, comme l’on peut s’émerveiller face à la beauté miniature de la nature qui nous entoure.

Etait-ce cependant possible que son rapport aux sentiments était anesthésié comme c’était le cas ? Il voyait un monde de couleurs, il en parlait de manière grise. Finalement, il se fondait dans la masse de gens qui l’entouraient. Le peu que cela dura, il n’y eut pas de problème.

C’est quand sa belle vision du monde, sa manière de la vivre, de l’exprimer en la vivant - mais en la crachant par les paroles – a commencé à déteindre sur ses proches qu’il commença à se poser des questions. Il n’était pas le seul à pouvoir vivre la vie de toutes les couleurs. Certains même semblaient le faire mieux que lui et depuis plus longtemps. Finalement, il était quand même comme tout le monde.

La vie s’écoulait, il s’amusait, il innovait, il était heureux. Mais il manquait quelque chose. Quelque chose qu’il se demandait s’il pourrait un jour y avoir à nouveau droit. La simplicité de voir le monde de manière insouciante, comme un enfant. Il avait seulement grandi. Il était plongé dans le monde civilisé et devait se préoccuper de centaines de barbaries qui l’attiraient inévitablement dans une routine trop redondante. Et pourtant, s’en détacher eut été très dur, voire trop dur. Il y a tant d’attaches qui retiennent un être vivant à un endroit où il vit heureux.

Ca a été plus simple qu’il ne l’avait cru. Il a passé un gros mois de coup de blues. Un gros choc oblige un être à porter un filtre gris devant ses yeux. Et certains s’y complaisent. Mais lui, non. Il en a déjà eu des coups durs, des coups tellement soufferts ici bas qu’on se demande encore comment quiconque peut encore les souffrir, mais lui avait fort vite passé l’éponge dessus. Il était donc parti. Ou revenu ? Il ne savait même pas le dire. En quelque sorte il était parti d’où il se trouvait mais en même temps il retrouvait la même chose que ce qu’il avait vécu quelques années auparavant. Le monde était-il finalement le même partout ou bien était-ce son monde à lui qui refusait de changer ? Il se demandait si finalement il n’avait pas eu l’impression de quitter son chez lui alors qu’il l’avait déjà fait bien plus tôt. Peut-être même y était-il revenu en délaissant ce qu’il croyait abandonner ?

C’était tellement confus.

Bien des choses avaient changé dans ce nouveau monde. Du temps avait passé, pour les choses, pour les personnes qu’il reconnaissait, et pour lui-même. La conviction d’avoir retrouvé son chez lui en croyant l’avoir quitté se renforçait dans sa tête. Il en était à la fois heureux et à la fois navré, car il avait tout de même pris la décision de prendre congé de son monde habituel.

Finalement il l’attendait toujours. Elle… Et il ne savait toujours pas de qui il s’agissait, mais au moins il savait dire de qui il ne pouvait absolument pas s’agir.

Réalité stupide : celles qu’il pensait être « ce dont il avait besoin », il ne voulait pas se détacher de leur amitié. Réellement. Et un autre côté de lui l’incitait ardemment à tout de même agir. Ce qu’il faisait, pour le plaisir. Et finalement, ce n’est qu’avec la banalité de l’illusion d’un amour magnifique qu’il se retrouvait toujours, en fin de compte, et le temps que ça dure. Il ne voulait pas admettre que son monde coloré n’était pas partagé avec ces personnes.

A l’heure actuelle, il sait qu’il ne sait pas. Il sait que tout est confus, banal, et qu’il n’en a rien à foutre. Il sait qu’en voulant savoir, qu’en méditant trop sur sa condition, sa manière de vivre, il ne cherche finalement qu’à planifier. Quel cercle vicieux. Ce faisant, il retombe dans une mièvre banalité. Sa vie est colorée, spontanée certes, car sa manière de vivre ne peut être autre mais il crache de nouveau des mots gris pour sa réalité colorée. Mais… Si la parole ne peut pas lui faire dire ce qu’il pense. Quel moyen d’expression utiliser ? Il y en a d’autres… Il y en a d’autres. Il a abandonné la parole. Il est muet, voire sourd. Pas entièrement, il sait communiquer avec ses proches. Pourquoi continuer à écrire à son sujet ?
Dorénavant, il s’exprime différemment.

notes issues du coeur - intro

Je reprends une vieille habitude de taper les conneries qui me viennent directement de par ma tête, avec comme consigne de ne pas y retoucher après l'avoir tapé. Ça me vient du cœur, alors il ne faut pas l'enjoliver... C'est donc parfois décousu et vide de sens, mais ça a le mérite d'être en "live" du cœur.

Jonathan

lundi 3 novembre 2008

Lettre à Bodart

Cher Bodart. Me voici à nouveau célibataire et je voulais te faire part de ma "grande" expérience sur le sujet, en souvenir de tous ces bons moments sur ce banc de la 6T4.

Tu es amoureux et tu tentes de te rapprocher de la demoiselle (pas testé sur les mecs) mais elle semble être la seule à pas s’en rendre compte…
Constatation : la fille n’a rien compris
explication : elle semble conne....
--> 2 hypothèses :
1) elle est vraiment conne
2) elle fait vachement bien semblant

Dans le cas numéro 2 que j'espère être le cas, c'est qu'elle attend que tu bourres dans le tas.
--> 2) hypothèses de réaction :
1) un foutage de gueule
2) une belle histoire d'amouurrrrrrr

Dans le cas numéro 2 que j'espère être le cas :
--> 2 hypothèses :
1) ça marche bien et ça pompe ton fric
2) ça ne marche pas bien et ça pompe quand même ton fric

Conclusion :
T'as besoin de thune.
--> 2 solutions:
1) tu travailles
2) tu "empruntes" de l'argent à quelqu'un

Fin du programme

[ajout par rapport à l'original] : Je tiens à préciser que c'est plutôt le cas d'un ami qui m'a inspiré mais chut, la censure veille ^^